Sophia Bush/ Ana Fox
Quelques semaines étaient passées. Ana n'était pas de ces gens qui se renferment sur leur malheur. S'avait été un choc, un court instant ou le coeur s'arrète de battre. Se serait dur à effacer, c'était évident mais elle ne sombrerait pas dans la dépression. La vie continurait. Les drames font partis de l'axistence, et pas que celle des autres. Elle n'avait pas versé une seule larme. Elle préférait le silence de la souffrance. Elle avait ramassé la petite enveloppe grise et l'avait glisser au fond d'un tiroir. Elle continuait le rituel de chaque jour, ne s'accordant aucun moment de relachement où son esprit aurait pu la retransporter en arrière, lui fesant redécouvrir certaines images. Ces images qui, par malédiction, nous empèche de continuer à vivre.
Il devait être dix-huit heures quand le bruit de la sonette la fit sursauter. Elle sortit de la cuisine, un couteau à la main et avanca vers la porte jusqu'à l'ouvrir. Un homme d'une trentaine d'années attendait sur le seuil. A la vue de la jeune femme, il fit quelques pas en arrière et déclara, un sourrire en coin:
- Eh là, vous voulez me tuer?
Ana mit un certain temps à comprendre et finit par poser le couteau qu'elle tenait sur le meuble dans l'entrée.
- Excusez moi, je...j'étais dans la cuisine et je... j'ai oublié de le poser.
Il lui adressa un petit rire et lui sortit sa carte d'identité.
- Je m'apelle Derry Smith.
Elle comprit de suite qu'il était agent de police. Elle le conduisit au salon et le fit s'asseoir. Elle s'assit en face de lui et avant même qu'il n'est prononcé mot, elle lui dit:
- Je sais que vous étes là au sujet de mon fiancé mais j'ai déja répondu à toutes sortes de question dans la semaine qui a suivit. Je pensais que le questionnaire était terminé.
L'agent inspira et tourna la tête vers la fenètre faisant mine de chercher l'inspiration au dehors.
- Vous savez, je comprend que vous n'ayez pas envie d'en parler mais lorsque vous saurez qui a tué Dean McFethel, vous ne regretterez pas d'avoir répondu à quelques questions.
- Qui dit que vous le trouverez?
- Je trouve toujours.
Il souria, satisfait de sa réponse. Il se leva, lentement fit le tour de la pièce et s'arréta devant une horloge.
- Elle est trés belle.
- Elle était à ma grand-mère.
- Vous devriez la remonter, elle s'est arrétée.
Il y'eu un silence.
- Vous pensez que vous pourriez me réexpliquer ce qui c'est passé cette nuit là?
Ana respirait calmement, elle gardait la tête haute et bien que sa réponse fut déja prête, elle fit mine de réfléchir et joignit ses mains entre ses jambes.
Derry ne pouvait s'empécher de la regarder. Il y'avait en elle quelque chose qui le fascinait. Elle n'était pas seulement belle mais semblait si fière et son regard en disait long sur sa personnalité.
- Bien sûr que je peux, répondit-elle de manière presque mécanique.
Elle se leva à son tour et se dirigea dans la petite pièce, au fond du couloir, qu'est la chambre.
Elle s'imobilisa devant le lit, comme essayant de se remémorer un souvenir lointain. Il la suivit et s'accoudant à la porte, il croisa les bras comme un enfant qui attendrait qu'on lui raconte un histoire.
- Il était tard, il faisait noir quand je suis rentrée. Le médecin légiste m'a assurée qu'il était mort bien avant que je n'arrive mais comment l'aurais-je su? Dire que je me suis endormie à côté d'un cadavre... Et puis le téléphone a sonné. Je ne suis pas arrivé attend et lorsque je suis retournée dans la chambre, eh bien...je l'ai vu. Vous voulez que je continue?
- Non, j'vous remercie, je n'veux pas vous torturer davantage. Vous avez parlé d'un coup de téléphone. Quelle heure était-il?
- Je n'en ai plus aucune idée.
L'agent tourna la tête vers le couloir et reprit:
- Vous dites que vous l'avez vu lorsque vous étes retournée dans votre chambre mais s'il faisait nuit, comment l'avez vous vu?
Elle ne souhaitait pas lui parler des mots de menace qu'elle avait trouvée sur la table et ne pouvant justifier la raison pour laquelle elle serait aller le secouer, elle préféra déclarer:
- Il faisait déja jour quand je suis revenue dans la pièce, le coup de téléphone a donc eu lieu au petit matin.
Derry la regarda, un sourire de satisfaction au lèvres, le sourire que l'on a lorsque l'on prend quelqu'un en flagrant délit et il rétorqua:
- Vous mentez.
Ana haussa les sourcils, grimaçant.
- Pourquoi dites-vous cela?
- Vos voisins m'on affirmé vous avoir entendu crié alors qu'il faisait encore nuit.
- Vous avez déja intérrogé mes voisins?
Elle semblait s'être refroidie. Sa voix se fesait ferme et ses traits semblaient s'être dursis.
- Vous n'avez rien à me cacher si vous n'étes pas coupable melle Fox.
Elle ne réagit pas. Elle s'était installée à la fenètre, son visage blême et pale, contre le rideau.
Il pensait l'avoir déja vu. Ou peut-être étais-ce seulement une quelquonque ressemblance à quelqu'un de son entourage. Il posa les yeux sur sa montre et déclara:
- Il se fait tard. Je vais vous laisser vous reposer.
Elle le reconduisit jusqu'à la porte.
- Je repaserai demain et... la prochaine fois que vous ouvrez, laissez votre couteau à la cuisine.
Elle esquissa un maigre sourrire et il s'en retournit, la laissant à ses pensées.