Triste destinée...

Triste destinée...




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Ana Fox, la vingtaine, voit son destin bouleversé par la mort d'un être qui, pensait-elle, aurait pu lui dire oui pour de bon devant l'autel, s'il n'avait été retrouvé assasiné dans son lit. Il s'agit de son fiancé. Et puis, arrivent aussi des mots de menaces, tous contenu dans une étrange enveloppe grise. Ana a toujours su rester forte et courageuse mais à quel prix? Bientot la vie, telle qu'elle soit, finira par s'achever et faire face au commencement de la fin.


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# Posté le mardi 11 novembre 2008 07:48

Modifié le dimanche 22 mars 2009 16:43

#1

#1
Sophia Bush/ Ana Fox





Il était environ 11 heures lorsqu'elle rentra. Elle retira ses talons et entra sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller Dean. La journée l'avait épuisée. Elle se faufilla dans la chambre, restée dans la pénombre, se glissa dans les draps et s'endormit. Quelques heures plus tard, le téléphone sonna. Comme son fiancé ne bougeait pas, elle se prépara à aller répondre. A peine eu-elle retiré les draps, que la sonnerie s'estompa. Elle se recoucha. Qui pouvait bien appeller à cette heure-ci ? Comme elle n'arrivai pas à se rendormir, elle se leva et alla à la cuisine prendre un somnifère. En passant, elle aperçut une enveloppe sur la table. Elle était grise. Elle la prit dans les mains et la retourna. Il n'y avait pas d'adresse. Elle retira un minuscule bout de papier de dedans et le lu :Vengance. Tu paieras Ana, sache que tu paieras toute ta vie.Elle relit ces mots quelques fois, le temps de réaliser et accourut vers le lit, la lettre à la main, pour la montrer à Dean. Elle lui secoua l'épaule mais il restait immobile. Alors qu'elle se préparait à le secouer de plus belle, elle s'arréta net et sentit son sang se glacer. En une seconde, elle avait retiré les couvertures. Le jeune homme, une énorme plaie à la poitrine, semblait reposer paisiblement. Un cri qu'elle ne put étouffer lui souleva le coeur. L'enveloppe grise glissa de ses mains et s'immobilisa sur le sol taché de sang.






# Posté le mardi 11 novembre 2008 08:41

Modifié le dimanche 22 mars 2009 16:48

#2

#2
Sophia Bush/ Ana Fox




Quelques semaines étaient passées. Ana n'était pas de ces gens qui se renferment sur leur malheur. S'avait été un choc, un court instant ou le coeur s'arrète de battre. Se serait dur à effacer, c'était évident mais elle ne sombrerait pas dans la dépression. La vie continurait. Les drames font partis de l'axistence, et pas que celle des autres. Elle n'avait pas versé une seule larme. Elle préférait le silence de la souffrance. Elle avait ramassé la petite enveloppe grise et l'avait glisser au fond d'un tiroir. Elle continuait le rituel de chaque jour, ne s'accordant aucun moment de relachement où son esprit aurait pu la retransporter en arrière, lui fesant redécouvrir certaines images. Ces images qui, par malédiction, nous empèche de continuer à vivre.

Il devait être dix-huit heures quand le bruit de la sonette la fit sursauter. Elle sortit de la cuisine, un couteau à la main et avanca vers la porte jusqu'à l'ouvrir. Un homme d'une trentaine d'années attendait sur le seuil. A la vue de la jeune femme, il fit quelques pas en arrière et déclara, un sourrire en coin:
- Eh là, vous voulez me tuer?
Ana mit un certain temps à comprendre et finit par poser le couteau qu'elle tenait sur le meuble dans l'entrée.
- Excusez moi, je...j'étais dans la cuisine et je... j'ai oublié de le poser.
Il lui adressa un petit rire et lui sortit sa carte d'identité.
- Je m'apelle Derry Smith.
Elle comprit de suite qu'il était agent de police. Elle le conduisit au salon et le fit s'asseoir. Elle s'assit en face de lui et avant même qu'il n'est prononcé mot, elle lui dit:
- Je sais que vous étes là au sujet de mon fiancé mais j'ai déja répondu à toutes sortes de question dans la semaine qui a suivit. Je pensais que le questionnaire était terminé.
L'agent inspira et tourna la tête vers la fenètre faisant mine de chercher l'inspiration au dehors.
- Vous savez, je comprend que vous n'ayez pas envie d'en parler mais lorsque vous saurez qui a tué Dean McFethel, vous ne regretterez pas d'avoir répondu à quelques questions.
- Qui dit que vous le trouverez?
- Je trouve toujours.
Il souria, satisfait de sa réponse. Il se leva, lentement fit le tour de la pièce et s'arréta devant une horloge.
- Elle est trés belle.
- Elle était à ma grand-mère.
- Vous devriez la remonter, elle s'est arrétée.
Il y'eu un silence.
- Vous pensez que vous pourriez me réexpliquer ce qui c'est passé cette nuit là?
Ana respirait calmement, elle gardait la tête haute et bien que sa réponse fut déja prête, elle fit mine de réfléchir et joignit ses mains entre ses jambes.
Derry ne pouvait s'empécher de la regarder. Il y'avait en elle quelque chose qui le fascinait. Elle n'était pas seulement belle mais semblait si fière et son regard en disait long sur sa personnalité.
- Bien sûr que je peux, répondit-elle de manière presque mécanique.
Elle se leva à son tour et se dirigea dans la petite pièce, au fond du couloir, qu'est la chambre.
Elle s'imobilisa devant le lit, comme essayant de se remémorer un souvenir lointain. Il la suivit et s'accoudant à la porte, il croisa les bras comme un enfant qui attendrait qu'on lui raconte un histoire.
- Il était tard, il faisait noir quand je suis rentrée. Le médecin légiste m'a assurée qu'il était mort bien avant que je n'arrive mais comment l'aurais-je su? Dire que je me suis endormie à côté d'un cadavre... Et puis le téléphone a sonné. Je ne suis pas arrivé attend et lorsque je suis retournée dans la chambre, eh bien...je l'ai vu. Vous voulez que je continue?
- Non, j'vous remercie, je n'veux pas vous torturer davantage. Vous avez parlé d'un coup de téléphone. Quelle heure était-il?
- Je n'en ai plus aucune idée.
L'agent tourna la tête vers le couloir et reprit:
- Vous dites que vous l'avez vu lorsque vous étes retournée dans votre chambre mais s'il faisait nuit, comment l'avez vous vu?
Elle ne souhaitait pas lui parler des mots de menace qu'elle avait trouvée sur la table et ne pouvant justifier la raison pour laquelle elle serait aller le secouer, elle préféra déclarer:
- Il faisait déja jour quand je suis revenue dans la pièce, le coup de téléphone a donc eu lieu au petit matin.
Derry la regarda, un sourire de satisfaction au lèvres, le sourire que l'on a lorsque l'on prend quelqu'un en flagrant délit et il rétorqua:
- Vous mentez.
Ana haussa les sourcils, grimaçant.
- Pourquoi dites-vous cela?
- Vos voisins m'on affirmé vous avoir entendu crié alors qu'il faisait encore nuit.
- Vous avez déja intérrogé mes voisins?
Elle semblait s'être refroidie. Sa voix se fesait ferme et ses traits semblaient s'être dursis.
- Vous n'avez rien à me cacher si vous n'étes pas coupable melle Fox.
Elle ne réagit pas. Elle s'était installée à la fenètre, son visage blême et pale, contre le rideau.
Il pensait l'avoir déja vu. Ou peut-être étais-ce seulement une quelquonque ressemblance à quelqu'un de son entourage. Il posa les yeux sur sa montre et déclara:
- Il se fait tard. Je vais vous laisser vous reposer.
Elle le reconduisit jusqu'à la porte.
- Je repaserai demain et... la prochaine fois que vous ouvrez, laissez votre couteau à la cuisine.
Elle esquissa un maigre sourrire et il s'en retournit, la laissant à ses pensées.







# Posté le dimanche 16 novembre 2008 09:40

Modifié le dimanche 22 mars 2009 16:52

#3

#3
Daneel Harris/ Madison Lewis







Le lendamain, Ana qui avait pris sa journée aurait aimé la passer au lit mais c'était sans compter l'intrusion de...
- madisson!
Elle avait le double des clés et pouvait ainsi se faufiler dans la maison à nimporte quelle heure, c'est à dire, comme ce matin, à l'aube. Ana était mal réveillée et se frottait les yeux tout en regardant son amie perspicace.
- Oh ma puce, j'ai appris pour ce qu'il t'étais arrivée. Je suis désolé de ne pas avoir pu venir avant mais j'étais en vacances en Australie. Tu te souviens? Bien sûr, j'ai raccourci mon séjour pour...
Ana qui en avait déja marre de l'entendre parler lui fit signe de se taire et de la laisser déjeuner. Elle s'exécuta mais ne put s'empécher de prendre son amie dans ses bras. Aprés quelques secondes, Ana restée insensible préféra se détacher et entra dans la cuisine. Madisson qui promenait son regard sur les murs se heurta à une photo de Dean.
- Tu devrais les jeter.
Ana qui avait jeté un oeil sur son amie de la cuisine, comprit de suite à quoi elle faisait référance.
- C'est peut-être encore un peu tôt.
- C'est jamais trop tôt. Il est parfois trop tard mais il n'est jamais trop tôt.
Madisson qui cite des phrases philosophiques, c'est pas souvent que ça arrive.
- J'ai peur qu'il revienne.
- Qui ça? Dean?
- Mais non pas lui. Attends moi là, je reviens.
Madisson, restée perplexe, lui lança un regard interrogatif lorsqu'Ana revenu, une enveloppe grise à la main.
- Qu'est-ce que c'est?
Ana le lui tendit.
- Ouvre-la.
Madisson qui regardait l'enveloppe avec étonnement l'aggrippa et fit mine de réfléchir.
- Ouvre-la, j'te dis!
Voyant que son amie commencait à perdre patience, elle sortit le minuscule bout de papier et en lu le contenu.
Elle ne réagit pas tout de suite et tournai le papier dans tous les sens comme pour trouver un indice.
- Je l'ai trouvée dans la cuisine, la nuit de... tu sais laquelle.
- Et tu pense qu'il y a un lien entre la lettre et ...
- J'en sais rien.
Madisson fit le tour de la pièce. A la manière de ces gens qui font les cents pas lorsqu'ils se retrouvent dans des situations critiques. Elle semblait chercher une résolution à son énigme.
- Et que t'a dit la police?
- ...
La jeune fille la fixait, en attente d'une réponse qui, selon elle, aurait résolu son énigme.
- J'leur ai pas montré.
Madisson soupira.
- Et tu attend quoi pour le faire? Le déluge?
Cette expression, sortant de la bouche de Madisson, paraissait complètement ridicule.
- Ana! Oh! Tu veux qu'il t'arrive la même chose?
- Bon calme toi, je vais y réfléchir.
La sonette retentit pour la deuxième fois de la journée et Madisson regarda Ana, l'air grave.
- Tu attendais quelqu'un?
- Oh ça doit être l'agent de police, je l'avais complètement oublié celui-là.
Ana traina des pieds jusque devant la porte qu'elle ouvrrit. Il n'y avait personne. Elle sortit sur le palier et jeta un regars à l'angle de la rue. Toujours personne. Elle referma la porte, agacée et déclara:
- Ce n'est qu'une mauvaise plaisanterie.
- Ana, mais tu perds la tête, c'est sérieu, Ana soit réaliste! Si tu fais rien, ce mec va te tuer, maintenant peut-être...
- Bon écoute, tu vas rentrer chez toi Maddy, tu vas arréter de t'inquiéter pour rien et je t'appelle ce soir pour te prouver que je suis encore en vie.
Madisson se stoppa quelques instants.
- En fait... tu dis ça mais... je suis sûr que tu as encore bien plus peur que moi seulement tu ne le montre pas. Jte connais.
Ana la reconduisit de force à l'entrée et Madisson qui dévalait les premières marches s'exclama en montrant du doigt:
- L'enveloppe!
Le regard d'Ana suivant son doigt attérit dans la jardinière, à droite de l'entrée. Elle se baissa et la ramassa. L'enveloppe était grise.






# Posté le lundi 31 décembre 2007 10:52

Modifié le dimanche 22 mars 2009 16:50